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FRISE CHRONOLOGIQUE

De 1789 à nos jours, l’histoire du mouvement social et populaire,
c’est celle de la lutte permanente contre l’injustice et les inégalités sociales pour l’émancipation de l’humanité


 






L'HISTOIRE DU MOUVEMENT OUVRIER

 

Des organisations libres et et des grèves, depuis bien longtemps...

A partir du XIIe siècle, les ouvriers et artisans de chaque profession s'organisent en corporations ou jurandes

   

1539 :
Des grèves éclatent, dont la fameuse grève du Livre à Lyon, organisée par les ouvriers, les Griffarins (confrérie ouvrière clandestine de typographes lyonnais)

   

1700 :
Ramazzini et la médecine du travail

Ramazzini, médecin italien, publie son Traité des maladies des artisans et de celles qui résultent des diverses professions.
Son retentissement est tel qu’il est traduit en français en 1777
Il y décrit les conditions de travail et d’exploitation des métiers les plus durs. Ce livre marque les débuts de la médecine sociale, de la médecine du travail.

   

1776 :
Turgot et le « droit de travailler »

Turgot , contrôleur général des finances de Louis XVI, publie l’édit « portant suppression des jurandes et communautés de commerce, arts et métiers » contre le « privilège exclusif » d’un « petit nombre de maitres réunis en communauté. » Il assure que « Dieu en donnant  à l’homme des besoins a fait du droit de travailler la propriété de tout homme ». Cette vision libérale ne pose aucune condition pour exercer « tout type de commerce », mais demande « protection pour cette classe d’homme n’ayant de propriété que leur travail »...sauf que cette « protection » est laissée à discrétion et que seule la liberté sans entraves de l’employeur est valorisée.

   

Manifester ses opinions est un droit fondamental qui date de 1789 :
DECLARATION DES DROITS DE L'HOMME ET DU CITOYEN

« nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».

"Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression".


   

1791 : la loi Le Chapelier ou la chape de plomb sur la possibilité d’une expression syndicale

La loi Le Chapelier, promulguée en France le 14 juin 1791 interdit les corporations (réglementant, entre marchands et artisans, une profession) : « L'anéantissement de toutes espèces de corporations des citoyens du même état ou profession étant une des bases fondamentales de la constitution française, il est défendu de les rétablir de fait, sous quelque prétexte et quelque forme que ce soit »

Si La révolution de 1789 a enlevé quasiment tous pouvoirs à la noblesse et au clergé, elle a pris aussi le soin de museler un mouvement ouvrier naissant..

   

1803 :
mise en place du livret ouvrier

Il suit et contrôle le parcours de l’ouvrier par le patron (qui le conserve durant le temps du travail) et aussi par la police (article 2); de sorte que « tout ouvrier qui voyagerait sans être muni d’in livret ainsi visé sera réputé vagabond ». Le livret ne sera supprimé qu’en 1890.

   

1810 :
le Code Pénal dispose de deux articles ayant pour but de dissuader quiconque à organiser ou même de participer à une grève

Art. 415 : « Toute coalition de la part des ouvriers pour faire cesser en même temps de travailler, interdire le travail dans un atelier… sera punie d'un emprisonnement d'un mois au moins et de trois mois au plus. Les chefs ou moteurs seront punis d'un emprisonnement de deux ans à cinq ans. »

Art. 416. : « Seront aussi punis de la peine portée par l'article précédent … les ouvriers qui auront prononcé des amendes, des défenses, des interdictions ou toutes proscriptions sous le nom de damnations et sous quelque qualification que ce puisse être, soit contre les directeurs d'ateliers et entrepreneurs d'ouvrages, soit les uns contre les autres…les chefs ou moteurs du délit pourront, après l'expiration de leur peine, être mis sous la surveillance de la haute police pendant deux ans au moins et cinq ans au plus »

Le droit d’association est contrôlé par l’art. 291 en obligeant les groupements de plus de 20 personnes d’obtenir un agrément du gouvernement.
Art 291: « Nulle association de plus de vingt personnes…ne pourra se former qu'avec l'agrément du gouvernement, et sous les conditions qu'il plaira à l'autorité publique d'imposer à la société. »

L’art. 414, lui vise les patrons,
mais il est nettement moins répressif et pas appliqué...

   

1804 :
Un Code Civil au service du patron

Il est de façon éhontée à la faveur du patronat. Il stipule clairement que l’employeur bénéficie d’une confiance absolue de la part de l’état et lui donne également les moyens d’exploiter les travailleurs en toute tranquillité ( art. 1781 et 1780).

Un Code Civil niant les droits des femmes

ART 213. Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari.
ART 214. La femme est obligée d’habiter avec le mari, et de le suivre partout où il juge à propos de résider 
ART 215. La femme ne peut ester en jugement sans l’autorisation de son mari.

Le Code civil sera l’obstacle aux revendications d’égalité complète des droits entre hommes et femmes. Ces dispositions misogynes ne seront abrogées qu'en  1938, 1945 et, complètement, en 1970

 

   

1831-1834 : Les révoltes des Canuts

Les révoltes des ouvriers de la soie de Lyon, les Canuts, en octobre 1831 et en avril 1834 sont les toutes premières dans l’histoire du mouvement ouvrier français à avoir su organiser des grèves générales massives.
Les Canuts se révoltent pour maintenir leur salaire le 18 octobre 1831, mais Louis Philippe leur envoie 20 000 soldats de l’armée royale . Le 3 décembre, il fait désarmer la population, arrête 90 leaders ouvriers, congédie la Garde nationale, révoque le préfet et abroge le tarif rétabli tout juste un mois plus tôt

 

Le 14 février 1834, ayant appris de leur premier échec, les Canuts lancent d’abord la grève générale. 60 000 ouvriers et ouvrières. Il s’agit de la première grève générale du mouvement ouvrier français. Le 23, les grévistes votent la reprise du travail car 162 fabricants ont accepté la hausse des salaires et le fameux tarif.
Mais quelques jours plus tard, le pouvoir fait arrêter des leaders de la grève. Le 6 avril, 8 000 Canuts manifestent dans les rues, demandant la libération de leurs camarades puis appellent à la grève générale pour le jour du procès. Le 9 au matin, la troupe tire sur les manifestants. En fin de matinée, les Canuts, rejoints par des militants républicains, dressent des barricades et prennent la caserne du Bon Pasteur. Le 10, le ministre de l’Intérieur -Adolphe Thiers- retire les troupes du centre-ville et demande au général Aymard de bombarder les barricades.
Les insurgés n’ont que 300 fusils face à 10 000 soldats. Les derniers combats ont lieu dans la nuit du 13 au 14 avril au pied de la Croix-Rousse. Finalement 130 soldats ont été tués contre 240 révoltés. 500 Canuts seront arrêtés, condamnés à de lourdes peines de prison et/ou déportés.
   

1841 :
première loi sociale, limitant le travail des enfants

Pour la première fois en France, le 22 mars 1841, une loi est votée sur le travail des enfants employés dans les manufactures, usines ou ateliers :
- L’âge minimum pour travailler est fixé à 8 ans dans les entreprises de plus de 20 salariés
- La journée de travail limitée à 8 heures pour les 8-12 ans, et 12 heures pour les 12-16 ans
- Ce travail ne peut avoir lieu « que » de 5 heures du matin à 9 heures du soir.

   



1848

 

Les révolutions de 1848
« printemps des peuples », « du travail ou du pain, du pain ou du plomb »

L’année 1848 marque un tournant dans l’histoire du mouvement social contemporain. Pour la première fois des révolutions ouvrières s’expriment ouvertement en tant que telles. Elles seront également réprimées tant par les régimes monarchistes que par les républicains.
Lamartine déclare , le 26 février : « La Royauté est abolie ; La République est proclamée ; Le peuple exercera ses droits politiques ; Des ateliers nationaux du travail sont ouverts pour les ouvriers sans salaire […] l’abolition de la peine de mort en matière politique »

La Commission du Luxembourg propose la création d’un ministère du Travail, la nationalisation des chemins de fert, la mise en place d’associations ouvrières pouvant bénéficier de la commandite de l’Etat pour se développer. La liberté syndicale est reconnue le 25 février mais la Commission est supprimée le 16 mai.  En juin, la répression militaire : 1500 morts, 11 000  arrestations, 4000 déportations.
Demeure la limitation de la journée de travail : 10 heures à Paris, 11 heures en province. 1848 c’est aussi l’abolition de l’esclavage et le suffrage universel, pour les hommes de plus de 21 ans.

 

1870/1871 La Commune de Paris

Parmi les grandes dates du mouvement ouvrier, la Commune de Paris tient une place bien particulière. Dernière révolution du XIXe siècle, c’est aussi la première tentative de prise en main de leur destin par les ouvriers.

Les Communards, à 80% ouvriers et artisans, développent un programme socialiste et fédéraliste. Ils prennent le drapeau rouge, réorganisent l’économie au profit des travailleurs et instaurent, avant Jules Ferry, l’éducation gratuite, obligatoire et laïque. Mais les troupes versaillaises les obligent à mobiliser leur énergie pour la guerre. A 20 000 contre 130 000, Varlin, Vallès, Louise Michel et leurs amis sont enfoncés, le 21 mai 1871, à la Porte de Saint-Cloud.
Les Versaillais organisent alors, du 22 au 28 mai, un véritable carnage qui reste dans les mémoires sous le nom de « La semaine sanglante ! » Dans les jours qui suivent, 38 000 personnes sont arrêtées dont 400 finiront au bagne de Nouvelle-Calédonie. Grande insurrection ouvrière, la Commune, désavouée par les classes possédantes, même libérales, est revendiquée par le mouvement ouvrier, syndical en particulier.

   

Loi du 21 mars 1884 relative à la création des syndicats professionnels ou loi Waldeck-Rousseau

Cette loi soumet le fonctionnement des syndicats à des règles très strictes. L’organisation des salariés peut désormais se développer au grand jour, mais à l’extérieur des ateliers et des usines.
Les syndicats restent interdits sur les lieux de travail et dans la fonction publique, mais ils ont le droit d’aller en justice, de disposer du produit de leurs cotisations, d’acquérir les immeubles nécessaires à leur activité, de constituer des caisses de secours mutuels et de retraite.
Les syndicats doivent déposer leurs statuts et indiquer les noms de leurs dirigeants, qui devront être français et jouir de leurs droits civiques, ce qui permet d’écarter nombre de communards qui en sont privés.
Dès 1886, une fédération nationale des syndicats est créée à Lyon.
En 1892 apparaît la Fédération des Bourses du travail.
Tout est désormais en place pour la fondation de la Confédération Générale du Travail, à Limoges, en 1895.

   

1895 :
« Vive la République sociale ! Vive l’émancipation des travailleurs ! »

En 1895, à Limoges, est fondée la CGT regroupant Bourses du Travail et Fédérations. Il y a aussi des chambres syndicales et pas de sociétés de secours mutuel, étrangères au syndicalisme libre.

« La Confédération Générale du Travail a exclusivement pour objet d’unir sur le terrain économique et dans les liens d’étroite solidarité les travailleurs en lutte pour leur émancipation intégrale. »

 

 

Charte d’Amiens, Congrès CGT de 1906

La CGT-FO se réfère à la Charte d’Amiens, le symbole de l’indépendance du syndicalisme par rapport au politique.

Votée le 13 octobre 1906 lors du IXe congrès de la CGT, la Charte d’Amiens est une véritable déclaration des droits du syndicaliste et du citoyen.
Elle proclame hautement l’indépendance du syndicat par rapport à  l’État oppresseur, au patronat exploiteur et à l’ensemble des partis politiques. Pour Victor Griffuelhes (1874-1923), secrétaire général de la CGT de 1901 à 1909 :  
Le syndicalisme est le mouvement de la classe ouvrière qui veut parvenir à la pleine possession de ses droits sur l’usine et sur l’atelier.

 

1er mai 1906 :
victoire syndicale pour le repos le dimanche

- 23 mai 1869 : grève réussie des employés de magasins de Paris et de leur chambre syndicale pour ne pas travailler le dimanche

- 1er mai 1906 : interdiction réglementée du travail le dimanche. Une grande victoire syndicale !

Cependant, dans le contexte revendicatif ouvrier de ce début du XXe siècle, le 1er mai était l’occasion d’affrontements violents avec les forces de l’ordre.

   

La catastrophe de Courrière, le 10 mars 1906

Suite à un coup de grisou, 1800 mineurs sont ensevelis, . Le chiffre officiel est de 1099 morts (1212 selon d’autres sources).
Dès le 28 novembre, le délégué ouvrier des mines de Courrières, Simon, avait mis en évidence des défectuosités graves dans un rapport. Mais la Direction des mines n’en avait pas tenu compte.
Le 13 mars, lors des obsèques des premières victimes, 15 000 personnes huent le directeur de la compagnie, qui quitte la cérémonie, tandis qu’est scandé : « Vive la révolution ! Vive la grève ! »

La grève est déclarée , avec 40 000 grévistes, dès le 17 mars. Clemenceau fait envoyer la troupe et décrète l’état de siège: 30 000 soldats et gendarmes. Le 19 avril est institué le flagrant délit pour fait de grève !
À la Chambre des députés, Jaurès expose que « la seule sanction », face à l’incapacité de la Compagnie à gérer le domaine que la nation lui a concédé, c’est que « la nation reprend son domaine pour l’administrer elle-même »

   

Léon Jouhaux 1910 : Non à la retraite des morts !

Lors du Congrès confédéral de 1910, la motion Niel affirme que « la situation créée par la loi des retraites est préférable à celle qui résulterait de l’absence de loi. » Jouhaux est contre cette loi de retraite à 65 ans : à l’époque, c’est « la retraite des morts » !
Pour la motion Jouhaux : 1049 voix et 251 pour Niel. Le congrès adopte également un ordre du jour exigeant que la loi de 1898, sur les accidents du travail, ne puisse aggraver l’inégalité « regrettable et inhumaine », qui existe entre hommes et femmes.

C’est en défendant les retraites par répartition que Jouhaux assoit sa position de Secrétaire général de la CGT, qu’il sera de 1909 à 1947, avant de diriger la CGTFO
   

1918-1920 :
les ouvriers français au sortir de la Grande guerre

Les grandes espérances liées aux révolutions et révoltes à l’Est de l’Europe vont se heurter à l’intransigeance des gouvernements « bleu horizon ». Il n’empêche que la CGT va arracher des conquêtes qui feront date.

Après la guerre, la France est exsangue : 1,7 million de morts, un million d’invalides, 5 millions d’hommes à démobiliser et tout le nord et le nord-est du pays à reconstruire. Paradoxalement, si l’on manque de bras dans les usines, le patronat et le gouvernement du bloc des droites renvoient sans ménagement les femmes qui ont pourtant fait tourner l’industrie de guerre de 1915 à 1918.
La lenteur de la démobilisation freine le retour des ouvriers dans les usines Le gouvernement devra lâcher du lest, d’autant qu’une forte minorité de la CGT veut suivre l’exemple des bolcheviks et des spartakistes. De novembre 1918 à mai 1920, les fonctionnaires, qui obtiennent enfin des droits syndicaux, rejoignent en masse la CGT (postiers, instituteurs et la puissante fédération des fonctionnaires jusque-là dans l’autonomie)

En janvier 1919, Léon Jouhaux demande : les 8 heures, le salaire minimum et la création du Conseil national économique . Clémenceau craignant la montée en puissance de la minorité révolutionnaire de la CGT, fait voter le 7 avril 1919 la loi des 8 heures, revendication première de la Confédération depuis 1895, et le 1er mai chômé.

   

1920 :
dissolution de la CGT

« La Force Ouvrière s’ébranle », tel est le titre de l’Humanité du 1er mai 1920. Ce 1er mai, la CGT décide la grève générale, avec 1,5 million de grévistes. Réunie le 9 mai, la CA de la CGT confirme le but de la grève : « la nationalisation des industries s’appliquant à la réorganisation des chemins de fer, des mines, de la houille blanche, des parts et des transports maritimes.» Le 11 mai, le gouvernement demande la dissolution de la CGT. Dans un communiqué, la CGT affirme qu’elle « A UNE EXISTENCE LÉGALE QU’ELLE NE SE LAISSERA PAS ENLEVER.»

Le 12 janvier 1921, la dissolution est prononcée ! Mais la CGT continuera..
   

1921 :
Scission entre CGT confédérée et CGTU communiste

En Décembre 1921, la CGT - Unitaire fait scission de la CGT et adhère à l’Internationale Syndicale Rouge de Moscou, dont le congrès de juillet 1921 adopte une résolution sur « l’établissement d’une liaison réelle et étroite entre les Syndicats ouvriers rouges et le Parti Communiste » .
La CGT continue, elle est la CGT « confédérée », toujours avec Jouhaux comme Secrétaire général qui a conservé la majorité.
A l’opposé de la CGTU qui pratique le lien privilégié et de soumission à un Parti, la CGT confédérée respecte la Charte d’Amiens, celle du syndicalisme libre et indépendant. Pour ses trente ans, elle publie un livre-bilan, La CGT et le mouvement syndical.

   

12 février 1934 :
la CGT confédérée fait obstacle au fascisme

Suite à la tentative de coup fasciste du 6 février 1934, le 10 février, la CGT confédérée annonce que les travailleurs « dresseront un barrage invincible contre les ennemis de la démocratie ». C’est la  journée du 12 février, avec 5 millions manifestants. A Paris, les cortèges distincts de la CGTU et du Parti communiste, présents suite à leur échec du 9, finissent par rejoindre,  place de la Nation, ceux de la CGT confédérée  et de la SFIO.

C’est la date de naissance du Front Populaire à l’initiative de la CGT confédérée. Fait reconnu par Blum qui invoque « ce pacte d’unité d’action qui devait servir de base au Front Populaire ». Cette manifestation historique conduit à une alliance, dès le 14 juillet 1934, pour « l’unité d’action » entre Thorez et Blum et avec la CGT confédérée honnis la veille encore !

   

1936 :
réunification syndicale et accord de Matignon

Lors du congrès de Toulouse de mars 1936, Jouhaux déclare : « une seule force ouvrière se dresse en face de tous ses adversaires. »  
Après son échec, la CGTU communiste rejoint la CGT confédérée. La CGT regroupe 5 millions de travailleurs. Elle signe l’Accord Matignon

« Art. 1: La délégation patronale admet l'établissement immédiat de contrats collectifs de travail.
Art. 3: L'observation des lois s'imposant à tous les citoyens, les employeurs reconnaissent la liberté d'opinion ainsi que les droits pour les travailleurs d'adhérer librement et d'appartenir à un syndicat professionnel constitué, en vertu du livre III du Code du travail.
Art 5: En dehors des cas particuliers déjà réglés par la loi, dans chaque établissement comprenant plus de dix ouvriers, après accord entre les organisations syndicales, ou à défaut, entre les intéressés, il sera institué deux ou plusieurs délégués ouvriers suivant l'importance de l'établissement. Art 6: La délégation patronale s'engage à ce qu'il ne soit pris aucune sanction pour faits de grève. »

   

1938 :
la fin du Front populaire

30 novembre 1938 :  journée nationale de grève de la CGT, contre les décrets-lois remettant en cause les acquis du Front populaire. Signataire des accords de Munich, l’ancien ministre du Front populaire, le radical Daladier, mobilise la troupe contre la grève. Les usines de défense nationale sont fermées. Les fonctionnaires, n’obéissant pas à la réquisition, passent devant des tribunaux correctionnels. Le Parti radical se retire du Front populaire : c’est la mort du Front populaire.

   

1939-1940 :
deuxième scission de la CGT

Suite à la signature du pacte Hitler-Staline, le 23 août, Daladier interdit le Parti communiste. La CGTU ne fait plus partie de la CGT ; le décret de dissolution du 26 septembre touchant : « toute activité ayant directement ou indirectement pour objet de propager les mots d’ordre émanant de la Troisième Internationale communiste ou d’organisations contrôlées en fait par cette Troisième Internationale.»

En 1940. la CGT « confédérée », celle de Jouhaux, celle qui deviendra la CGT-FO, est revenue à la situation d’avant la réunification de 1936, avec  cette deuxième scission imposée.

   

1940/1945

Le 15 septembre 1940, à Salon, avec Saillant, Buisson et Jouhaux, il est décidé, contre la loi de Vichy du 16 août portant sa dissolution, de maintenir la CGT. Acte de résistance au régime de Vichy.
Par les accords du Perreux, en avril 1943, la CGT, dans la Résistance, est réunifiée

La Libération ce sont, le 22 février 1945, les comités d’entreprise, le droit de grève et le droit syndical introduits dans la Constitution de 1946.
Le 11 octobre 1946 est votée la loi mettant en place la médecine du travail et la loi du 19 octobre sur la Fonction publique.
La Libération, voit un  vaste mouvement de nationalisations démocratiques, dont le 8 avril, le gaz et l’électricité. Le 25 avril 1946, c’est l’assurance. . Le 16 janvier 1945, nationalisation des usines Renault, excluant toute indemnisation des actionnaires.
Le 2 décembre 1945, c’est la nationalisation de la Banque de France et des grandes banques de crédit et la séparation, fondamentale, des activités des banques, avec  la loi Pineau, résistant majeur de la CGT confédérée.

   

1945 :
Georges Buisson, père de la sécu

La création de la Sécurité sociale en 1945 marque l’aboutissement d’un long combat porté par les militants de la vieille CGT. Georges Buisson, figure historique de la CGT d’avant-guerre, rédige dès 1943 un projet très complet et ambitieux de sécurité sociale : gratuité des soins, couverture de tous les risques sociaux (maladie, vieillesse, famille) et surtout, une gestion autonome du système par les assurés eux-mêmes, sans intervention étatique

ART1 « Il est institué une organisation de la Sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent.»

   

1947 :
« nous continuons la CGT »

Pour éviter d’être laminée par les pratiques staliniennes au sein de la CGT, le 19 décembre 1947, Jouhaux et ses camarades vont fonder la CGT-FO, en avril 1948 : 33e congrès corporatif de la CGT, 1er congrès de la CGT-FO. Robert Bothereau, Secrétaire général.

Le mot d’ordre: « nous continuons la CGT », la CGT confédérée, celle de la Charte d’Amiens, la leur de 1909 à 1947, la nôtre aujourd’hui.

   

Mai 1968 :
étudiants et travailleurs

- 9 mai 1968 : à Sud Aviation, la Section ouvrière du Syndicat Force Ouvrière, avec Yvon Rocton, décide la grève illimitée. Mobilisation à Nantes, où la situation est « tendue », depuis fin avril Un tract du 9 mai appelle à la  « grève totale », avec occupation et  « mise en place d’un comité de grève.» On lit dans FO Hebdo : « Sud-Aviation Nantes : Une bataille vient de s’engager à Nantes.» Le mot d’ordre de grève se généralise à Renault et dans toute la France.-
13 mai
: les mouvements d’étudiants et de travailleurs, en défense de la Sécu, se retrouvent, avec l’ensemble des syndicats:  CGT, CFDT, FO. -
20 mai
: 10 millions de salariés sont en grève.

1968 : des acquis et l’exercice du droit syndical

Augmentation de 35 % du SMIG et de 10 % en moyenne des salaires réels 
Baisse du temps de travail (40 h par semaine)
Avec pécule de vacances, garantie mensuelle de ressources
Mensualisation des ouvriers au plus tard en juin 1969
L’avancement du départ en retraite (accords de préretraite à 60 ans) des minima garantis
La révision des conventions collectives avec mise à jour et suppression des discriminations liées à l’âge et au sexe
L’augmentation des allocations familiales et de l’allocation vieillesse (au 1er octobre)
La création de la section syndicale d’entreprise est actée dans la loi du 27 décembre 1968
Pour la Sécurité sociale, le gouvernement s’engage à un débat sur les ordonnances de 1967 et la baisse le ticket modérateur (20 %)

 

1981 :
FO pour les nationalisations

Le 2 juillet 1981, FO rappelle qu’étant « héritière de la vieille CGT qui, dès 1918, avançait l’idée des nationalisations », elle ne peut que soutenir le programme de nationalisations ( Programme commun PC-PS).
Lors du CCN du 9 septembre, A. Bergeron rappelle, en conformité avec le Préambule de la Constitution de 1946 : « on peut considérer comme légitime que les entreprises exerçant un monopole, en assurant une mission de service public, soient remises à la nation.»
Avec la loi du 18 décembre, le capital des firmes sidérurgiques, de cinq groupes industriels ( Péchiney, CGT, Saint-Gobain, Rhône Poulenc, Thomson), de 36 banques de dépôt, de deux holdings financiers (Paribas et Suez), ainsi que 51 % du capital de compagnies spécialisées dans l’armement (Dassault, Matra) revient au patrimoine public.

 

1981/1982 : La retraite à 60 ans, 39h et 5e semaine de congés
Le 11 décembre 1981, l'Assemblée nationale entérine le projet de loi d'orientation sociale qui prévoit notamment l'abaissement à 60 ans de l'âge légal de départ à la retraite à taux plein. ... Cet âge était alors supérieur à l'espérance de vie. En 1982, l' ordonnance Auroux accorde la retraite à partir de 60 ans.
1982 : les 39 heures et la 5ème semaine de congés payés
Le 13 janvier 1982, la gauche victorieuse avec François Mitterrand le 10 mai 1981, institue la 5ème semaine de congés payés et la durée du travail de 39 heures par semaine. Ce jour là, le conseil des Ministres approuve l’ordonnance instituant la semaine de 39 heures et la 5ème semaine de congés payés.

   

Le 25 mars 1983, le gouvernement adopte un « plan de rigueur », copiant la politique libérale du gouvernement Barre. La CGT-FO conteste la politique de « rigueur », car imposer un prélèvement de 1% sur les revenus imposables, c’est faire payer d’abord les salariés.

1990 : contre la CSG et la baisse de l’impôt sur les sociétés
Marc Blondel, Secrétaire général, s’oppose à la transformation de la Sécurité sociale « en un système marchand et mercantile » et rappelle que « la capitalisation avait fait faillite.
Il met également en cause les gouvernements, qui font passer l’impôt sur les sociétés de 50 à 37% et bientôt à 34
Il s’oppose à la CSG, traduite par « comment sacrifier les garanties ».
   

Novembre 1995 :
Le « plan Juppé »

Annoncé le 15 novembre 1995, le « plan Juppé » sur les retraites et la Sécurité sociale propose de généraliser aux fonctionnaires et aux entreprises publiques (RATP, SNCF et EDF) les mesures imposées aux salariés du secteur privé par la réforme Balladur de 1993.
Le mardi 28 novembre 1995, 60 000 salariés manifestent à Paris, dont 35 000 derrière les banderoles de FO.
Le 12, les deux millions de manifestants sont largement dépassés
S’agissant du Code des pensions des fonctionnaires, le ministre de la Fonction publique annonce alors que le projet est abandonné. La mobilisation, qui a fait reculer le gouvernement, est victorieuse et reste, dans les annales, comme un bel exemple du rapport de force qui conduit à la victoire

1995 :
« La Sécu, elle est à nous, on s’est battu pour la gagner, on se battra pour la garder ! »

Le 29 janvier 1995 Marc Blondel déclare: « La défense de la Sécurité Sociale mérite une grève générale interprofessionnelle ». Le CCN de FO, les 13 et 14 novembre, décide la grève générale interprofessionnelle pour le mardi 28 novembre 1995. Le CCN s’oppose « à toute fiscalisation du régime général qui conduirait inéluctablement à un régime unique a minima » Le gouvernement Juppé souhaite que la CSG, passée de 1,1% à 2,4% le 1er juillet, soit à 3% dès 1996. Le syndicalisme d’accompagnement, la CFDT, est d’accord. Le syndicalisme de la Charte d’Amiens, la CGT-FO, demande l’abrogation de l’inique CSG !
Le 12 décembre,  il y a 2 400 000 manifestants. Le gouvernement doit reculer

   

2006 :
victoire contre le CPE

Suite à l’annonce du Contrat Nouvelle Embauche par le gouvernement, il est appelé à manifester et débrayer, le 4 octobre. Les salariés du privé et du public ont massivement répondu à l’appel avec près de 1,3 million de manifestants. Un seul mot d’ordre : « retrait du CPE !  
Le 4avril 2006, une mobilisation,  aussi forte que celle du 28 mars, vient à bout du CPE, avec le privé plus mobilisé que le public. C’est une grande victoire et une leçon : le meilleur des rapports de force, c’est l’alliance du mouvement syndical et social et de la jeunesse organisée.
Le 10 avril, le président de la République annonce que l’article 8 de la loi sur l’ « égalité des chances » est supprimé : le CPE est retiré. Les manifestants ont gagné. 

   

2010 :
année dominée par la contreréforme des retraites

L’année 2010 est dominée par la contreréforme des retraites : retraite à 62 ans, à compter de 2018, avec taux plein à 67 ans.
Le 21 septembre 2010, FO condamne une contreréforme qui « pénalise davantage encore les femmes, abrogeant la loi du 23  mars 2006 sur l’égalité salariale. »
Le 12 octobre, FO se félicite des 3,5 millions de manifestants, mobilisation largement intersyndicale.

   

2015 :
loi du 6 août 2015 (loi Macron) ou le diktats des lobbies...

C' est un concentré d’ordres donnés à un commis ministériel. Le transport public routier est privatisé, comme les aéroports  Côte d’Azur et Lyon et les armements terrestres !
Pour le droit social, remise en cause de la juridiction prud’homale, et de la loi de 1906, avec travail le dimanche, sans « avis préalable » ni souci de la vie privée des salariés.
Que dire de la  section 6 : « En cas d’annulation d’une décision de validation mentionnée…en raison d’une insuffisance de motivation, l’autorité administrative prend une nouvelle décision suffisamment motivée…Dès lors que l’autorité administrative a édicté cette nouvelle décision, l’annulation pour le seul motif d’insuffisance de motivation de la première décision de l’autorité administrative est sans incidence sur la validité du licenciement et ne donne pas lieu au versement d’une indemnité à la charge de l’employeur» .
Les salariés, perdant toute protection, sont licenciés. Pour les patrons, les peines de prison sont supprimées : « les mots : « d'un emprisonnement d'un an» sont supprimés » ; et remplacées par une amende de 7500€. Tout pour permettre aux multinationales de licencier, avec des obligations a minima.

2016 :
Loi Travail, loi de trahison de la démocratie

La loi Travail comporte l’article L. 1321-2-1, censé garantir des « libertés et droits fondamentaux » aux salariés, sauf s’il y a « les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise. » Ce qui permet au patron de nier droits, au nom du « bon fonctionnement de l’entreprise » ! Tout devient dérogatoire : alors qu’un accord pouvait être à « durée indéterminée », sauf stipulation contraire, désormais, c’est à durée déterminée. En sus, sont mis en place des référendums, le mandat syndical est bafoué, s’il peut être remis en cause durant son exercice.
L’article 2, bafoue la loi du 24 juin 1936 et le principe de « faveur.» Il inverse les normes avec l’intitulé : « Une convention ou un accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, une convention ou un accord de branche ». C’est l’inégalité organisée devant la loi!

Du 9 mars au 15 septembre, 13 journées de mobilisation en France ont eu lieu contre une loi réprouvée par la majorité de la population. L’état d’urgence, bien que la France ne soit pas en guerre, permet une répression qui culmine avec l’interdiction de manifester, prononcée par le gouvernement, le 23 juin, avant de reculer. Il passe en force par l’usage, dont la base légale reste à prouver, de trois fois le 49-3. Détruire les droits sociaux c’est détruire la démocratie
   

2019 / 2025 :
manifestations contre la mise en place du régime universel des retraites

La réforme de 2019 était prévue dans le programme d’E Macron, avec la promesse de ne toucher ni à l'âge de départ ni au montant des pensions, ce projet de réforme propose:
_ L'institution d'un régime dit « universel » remplaçant les 42 systèmes existants 
- La mise en relation directe théorique du montant de la retraite avec les cotisations versées (points)
- La mise en place de mesures ayant pour but affiché d'améliorer les retraites des plus défavorisés s'ils font une carrière complète.
La réforme rencontre une forte opposition de la part des principaux syndicats et des corps professionnels les plus touchés par son application. La contestation porte principalement sur le report de l'âge de départ à la retraite à taux plein (de 62 à 64 ans), la remise en cause des avantages des fonctionnaires et des régimes spéciaux,l'instauration d'un système à points jugé inégalitaire
La réforme sera stoppée par les mobilisations sociales et la pandémie de Covid en 2020

De retour, et imposée à coup de 49.3 en 2023, la réforme des retraites demeure au cœur de la contestation des travailleurs. Annoncée le 14 octobre 2025, la « suspension » de la réforme jusqu’au 1er janvier 2028 ne satisfait en rien.  Les huit organisations de l’intersyndicale, dont FO, demandent toujours son abrogation.
La retraite à points est toujours en embuscade.  Ce n’est ni une abrogation, ni une suspension mais un décalage d’une échéance selon Emmanuel Macron…

 

 

 



 

 

LES SECRETAIRES GENERAUX DE FORCE OUVRIERE

 

 

Léon Jouhaux

1er juillet 1879 : naissance de Léon Jouhaux à Paris
1895 : ouvrier à la manufacture d’allumettes   d’Aubervilliers, il adhère la même année à la CGT qui vient d’être créée
1905 : entre au Comité national de la CGT
1906 à 1909 : participation active et militante à la vie de la CGT, il en devient le Trésorier
1909 : Secrétaire général de la CGT
1948 : devient le Président de la CGT Force Ouvrière
1951 : reçoit le Prix Nobel de la Paix
De 1947  à 1954 : élu à plusieurs reprises Président du Conseil économique, aujourd’hui Conseil économique, social et environnemental
Le 28 avril 1954 : mort de Léon Jouhaux

   

Robert Bothereau

22 février 1901 : naissance à Beaules (Loiret)
L'homme qui transforma Résistance Ouvrière en  Force Ouvrière commença  comme ajusteur    mécanicien, militant de la CGT dès l'âge de dix-huit ans. Il entre  au secrétariat confédéral en 1933.
1939 : il participe à l'exclusion des ex-unitaires
Octobre 1941 : il dénonce la charte du travail de Vichy Résistant de la première heure, il est la cheville ouvrière de la CGT clandestine
17 avril 1943 : il est au Perreux, au nom de la CGT confédérée, il conclut    « l’accord du Perreux » (non écrit) de réunification de la CGT
27 aout 1944 : il organise « Les amis de Léon Jouhaux » autour des partisans    de Résistance Ouvrière, qu'il transforme en Force Ouvrière
Il fonde, en septembre 1946, les groupes des « Amis de FO »
Avril 1948 : devient le premier Secrétaire Général de la nouvelle Confédération.
1963 : il quitte volontairement son poste
Après sa retraite syndicale, il siège au conseil général de la Banque de France de    1963 à 1973, et est conseiller d'État entre 1964 et 1967.
1985 : à  soixante-douze ans,    il se retire dans son Loiret natal, où il s'éteint

   
Bergeron

André Bergeron

1er janvier 1922 : naissance à Suarce, village du Territoire de Belfort
1936 : il entre en apprentissage à la Société générale d’imprimerie, il se syndique en avril de la même année
1939 : obtient son CAP mais l’imprimerie ferme ses portes. Il entre alors aux PTT   comme auxiliaire avant d’être « ramassé par le STO » et de rester 30 mois en Allemagne, jusqu’en 1945
1945 : il devient le Secrétaire du syndicat typographique de Belfort
1946: les tensions montent entre les cégétistes confédérés et les cégétistes    communistes, il devient le Secrétaire des groupes FO dans le territoire de Belfort Il
Au printemps 1948 : il crée la Fédération du livre Force Ouvrière
1950 : Il est élu à la Commission Exécutive de la CGTFO
1963 : élu Secrétaire Général de la CGTFO, il le sera jusqu’en février 1989
Le 20 septembre 2014 : mort d’André Bergeron à Belfort

   

Marc Blondel

2 mai 1938 : naissance à Courbevoie. 15 jours après  sa naissance, il « rentre » à Hénin-Liétard, (62) où il passe toute son enfance
1958 : venu à Paris, il exerce différents métiers, à l'Éducation nationale, sur les marchés, comme auxiliaire  des PTT et se syndique à Force ouvrière
Mars 1959 : Il devient salarié de l'ASSEDIC du bâtiment, dès sa création
1960 : , il devient secrétaire du syndicat des organismes sociaux de la région parisienne, puis permanent de l'union syndicale FO des employés de la région parisienne.
1965 : Secrétaire de la Fédération des employés et cadres. Il en est élu  Secrétaire Général en 1974, au Congrès de Reims. La même année, il entre à la Commission Exécutive confédérale.
1980: il est élu au Bureau confédéral.
1981 : il siège au conseil d'administration du Bureau international du travail
Février 1989 : est élu Secrétaire Général de la CGTFO
Le 6 février 2004 : à l’issue du congrès confédéral de Villepinte il quitte la tête de Force ouvrière en lançant aux 3500 congressistes : « Sans vous il n’y aurait pas eu de Blondel ! »
Le 16 mars 2014 : mort de Marc Blondel à Paris

   
mailly

Jean Claude Mailly

12 mai 1953 : naissance à Béthune.
Diplômé des Sciences économique et sociales
1978 – 1981 : Cadre chargé d’études à la Caisse de la Sécurité sociale
Délégué du personnel
Délégué syndical
1981 – 1989 : Assistant confédéral au secteur Economique
1989 – 2000 : Assistant de Marc Blondel, Secrétaire général
2000 – 2003 : Secrétaire confédéral chargé du secteur de la presse et de la communication
Février 2004 : est élu Secrétaire général de la CGT Force Ouvrière au Congrès de Villepinte et quittera son poste en  avril 2018

   

Pascal Pavageau

22 mars 1969 : naissance à Montargis.
1990 - 1993 : Diplômé de l’Ecole nationale des travaux publics de l’Etat (ENTPE) - Ingénieur spécialisé dans le développement durable
2001 : rejoint la Direction régional de l’environnement de la région Centre en tant que Secrétaire général adjoint
2003 : élu Secrétaire général du Syndicat national des Ingénieurs des travaux publics de l'État et des collectivités territorialges (SNITPECT-FO)
2007 : élu Secrétaire fédéral à la Fédération FO de l’Équipement, de l’Environnement, des Transports et des Services (FEETS-FO)
Avril 2018 : est élu Secrétaire général lors du 24ème congrès, succédant à Jean-Claude Mailly jusqu’au 17 octobre 2018.

   

Yves Veyrier

13 mai 1958 : naissance à Hussein Dey (Algérie)
Ingénieur en météorologie
1995 : Secrétaire de la Fédération de l’Equipement, des Transports et des Services (FEETS)
2004 – 2010 : Membre du Bureau Confédéral. Il est Secrétaire confédéral chargé du secteur International.  Il porte alors la voix de la Confédération au sein de la CISL (Confédération internationale des syndicats libres)  tout au long du processus de constitution de la CSI (Confédération syndicale internationale) en 2006.
2010 : Secrétaire confédéral chargé du secteur la presse et de la communication ainsi que les dossiers de l’informatisation.
Novembre 2018 : est élu Secrétaire général de la CGT Force Ouvrière suite à la démission de Pascal Pavageau.

   

Frédéric Souillot 

1967 Naissance à Dijon.
1994 Se syndique à FO.
1995 créé son syndicat chez Schlumberger à Dijon
2008 rejoint FO Métaux en tant que secrétaire fédéral en charge de la sidérurgie et des métaux de base
2015 Secrétaire confédéral.
3 juin 2022 Elu secrétaire général


 

   

 


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